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 la vie du sol

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مُساهمةموضوع: la vie du sol   الأحد 19 ديسمبر - 15:46

Plus que des appâts que l'on accroche au bout des hameçons, les lombrics possèdent beaucoup d'autres fonctions, pour la plupart méconnues, et pourtant essentielles à la vie du sol et au maintien de sa biodiversité. Rencontre.

Les lombriciens avec les microorganismes et les racines agissent sur la structure du sol (porosité du sol et stabilité) et aussi sur la biodiversité. On peut observer ici des déjections déposées à la surface du sol, associant des résidus végétaux. La faune du sol est un sujet qui occupe plusieurs équipes de recherche en France depuis plus de 20 ans. En Bretagne, tout a commencé au cœur de la forêt de Brocéliande, à la station biologique de Paimpont, au début des années 80. Aujourd'hui enseignant - chercheur dans l'UMR Ecobio(1), Daniel Cluzeau fut un des premiers membres de l'équipe à travailler sur ceux que l'on a surnommé les ingénieurs du sol : les lombriciens.
Étudiés en laboratoire dans des bioréacteurs (ou microcosmes : des colonnes de sol d'une vingtaine de centimètres de diamètre) ou sur des parcelles représentatives de l'ordre du demi-hectare, les vers de terre se sont laissés " croquer " par les chercheurs qui ont fini par en brosser un portrait fonctionnel précis et les classer en trois grands groupes. Véritables régulateurs du fonctionnement du sol, de part le creusement de leurs galeries et leur activité de digestion de la matière organique, ces animaux sont des acteurs clés de la fertilité des sols. Un message que Daniel Cluzeau et ses collègues s'appliquent à transmettre aux professionnels. Formation des agriculteurs ou des techniciens des chambres d'agriculture, conférences destinées aux professionnels (comme Agrofutur en juin à Bignan (56) ou les journées techniques du festival national du non labour en septembre en Lozère), rédaction d'articles dans les revues spécialisées,... font donc partie du quotidien de l'enseignant-chercheur. " Transférer nos connaissances vers les agriculteurs est quelque chose d'essentiel car ce sont eux -à 90 %- qui mettrons en œuvre les politiques de conservation des sols, déclare Daniel Cluzeau. Notre but est de réveiller la part d'agronome qui sommeille en chacun d'eux ! Et ils commencent à nous entendre. Car il y a vingt ans, le sol était vraiment considéré comme un élément uniquement minéral, poursuit-il, et quand je commençais à leur parler ver de terre, cela faisait sourire. Aujourd'hui, il existe une véritable prise de conscience du fait que le sol est une ressource non renouvelable à l'échelle humaine et aussi un milieu complexe, interactif et... vivant ! "
Des études ont en effet démontré que les pratiques intensives de travail du sol sont dommageables pour les populations de lombrics : les lames des engins blessent ou tuent les animaux ; et le fait de retourner la terre les expose aux prédateurs. Enfin, l'utilisation de produits phytosanitaires leur est également dommageable. Des relations de cause à effet qui font que les vers de terre sont utilisés comme indicateurs de l'état du sol, mais aussi des usages et des pratiques qui y sont faits. Les premières parcelles expérimentales à avoir bénéficié de ce suivi ont été des parcelles viticoles, dans les années 90. " Le vin est un produit à haute valeur ajoutée dont la qualité est étroitement liée au terroir, explique Daniel Cluzeau, et les viticulteurs ont vite compris l'intérêt de bien connaître et gérer leurs sols. Aujourd'hui ces réflexions se généralisent aux systèmes de grandes cultures et de polyculture-élevage ".
Autre évolution côté recherche : après la fraction de parcelle représentative et homogène du point de vue pédologique, les scientifiques essaient maintenant de travailler à une échelle supérieure et beaucoup moins homogène qui est celle du champ entier ou même du versant dans le but de réaliser des modèles visant à évaluer la part du biologique dans des fonctions essentielles des sols agricoles. " Cette approche est nouvelle pour nous, poursuit le chercheur, car en plus des données fonctionnelles dont nous disposons, elle nécessite des données très diverses, allant de la biologie du comportement fouisseur aux facteurs régulant les activités microbiennes et de la distribution spatiale des communautés lombriciennes dans des espaces hétérogènes du point de vue pédologique et agronomique.". Et c'est tout un nouveau pan de recherche qui s'ouvre... Encore de quoi remuer ciel et terre
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